Archive for 'Non classé'

Caso de Betancourt. Periodistas publicar?n documental el lunes Denuncian que Francia s? tuvo contactos con Farc Noviembre 22 de 2003 Agencia Efe Par?s. Dos periodistas franceses dijeron ayer que el Gobierno de su pa?s s? mantuvo contactos con la guerrilla de las Farc para liberar a la ex candidata presidencial Ingrid Betancourt, en julio pasado.

Gilles P?rez y Philippe Lobjois, los reporteros, afirmaron que este lunes ser? transmitido un documental en el Canal Plus de televisi?n, en el que se presentar?n pruebas y testimonios de que s? hubo tal contacto.

Los comunicadores no pudieron entrevistar a Betancourt ni al diplom?tico franc?s que, aseguraron, se reuni? con los altos mandos de la guerrilla.

Una de sus principales fuentes es an?nima, por tratarse de alguien muy conocido, pr?ximo a la derecha, que ha actuado de intermediario en numerosas ocasiones, explicaron.

P?rez y Lobjois, que s? hablaron entre otras personas pr?ximas a Ingrid Betancourt con su hermana Astrid y con su segundo esposo, Juan Carlos Lecompte, aseguraron que el presidente ?lvaro Uribe conoc?a esta situaci?n.

La ex candidata presidencial, que tambi?n tiene nacionalidad francesa, fue secuestrada el 23 de febrero de 2002 por las Farc.

Sus familiares le pidieron ayuda a Francia, cuyo ministro de Asuntos Exteriores, Dominique de Villepin, es amigo personal y « mentor pol?tico » de Betancourt, recordaron los autores del documental.

« Pese al aviso contrario de los servicios secretos franceses », Villepin envi? un avi?n H?rcules militar a la selva amaz?nica.

El fracaso de esta operaci?n, que Par?s calific? siempre de « humanitaria », desat? la pol?mica y la presencia del aparato en territorio brasile?o da?? las relaciones diplom?ticas entre ambos pa?ses.

Par?s ha reiterado que nunca hubo « negociaciones sobre el fondo con las Farc » en torno a Betancourt.

Un portavoz oficial precis? el pasado 30 de julio que el Ministerio de Exteriores debe hacer todo lo posible para ayudar y traer de vuelta a casa a los ciudadanos franceses que est?n « en dificultades » en el extranjero, pero « la diplomacia internacional no debe ser parasitada » por esos intentos.

« G?n?ration FLNC », histoire d’une triple influence LE MONDE | 25.03.04 | 14h49 • MIS A JOUR LE 25.03.04 | 16h01 Documentaire On en parle d?j? comme d’un film de famille. Lors de sa diffusion, en mars 2003, sur Arte, G?n?ration FLNC, de Gilles Perez et Samuel Lajus, s’?tait taill? un joli succ?s d’estime dans la mouvance nationaliste corse, o? l’on regarde pourtant toujours avec m?fiance celui qui s’int?resse trop ? la famille, surtout s’il est un pinzutu – un non-Corse ? « l’accent pointu ». Pr?s de trente ans apr?s la cr?ation du Front de lib?ration national de la Corse (FLNC), les nationalistes tiennent avec ce documentaire de deux heures trente le film de leur histoire. Une geste qu’ils revivent avec nostalgie, au moment o? leur mouvement s’effrite tr?s s?rieusement dans les urnes. C’est l’une des premi?res fois, en effet, que leur saga est ?crite dans sa longueur, par des auteurs ext?rieurs ? cette histoire. Depuis 1996, plusieurs ex-figures clandestines ou militantes, de Pierrot Poggioli ? Marie-H?l?ne Mattei en passant par Jean-Michel Rossi, avaient pris la plume, ? la premi?re personne. Les r?cits restaient partiels et partiaux. Gilles Perez a gagn? la confiance de ces pionniers, aujourd’hui quinquag?naires, ? la diff?rence de la plupart des journalistes qui, lorsqu’ils s’int?ressent au nationalisme corse, se contentent de sources polici?res. Le film montre bien la triple influence qui a pes? sur cette g?n?ration : l’Alg?rie, les r?volutions marxistes-l?ninistes, les mouvements d’extr?me droite. Le « FLN », comme l’appellent ses militants, est port? sur les fonts baptismaux, le 5 mai 1976, par une nuit bleue, comme celle qui marqua, le 1er novembre 1954, le d?but de la guerre d’Alg?rie. « Nous imaginions que nous serions de nouveaux fils de la Toussaint », se souvient Mathieu Filidori. En mai 1977, deux ans apr?s l’occupation d’une cave viticole ? Aleria, v?ritable acte fondateur du nationalisme corse, le FLNC diffuse en guise de programme un « petit livre vert » inspir? de celui, rouge, de Mao. Dans les facult?s d’Aix et de Nice, le nationalisme insulaire recrute de futurs militants – Fran?ois Santoni, Alain Orsoni – aux antipodes du mouvement gauchiste. Gilles Perez et Samuel Lajus envisagent d’?crire la suite de l’histoire du nationalisme corse, entre 1999 et 2004 – jusqu’? la chute de la « maison Charles Pieri ». Au moment o? les enqu?teurs de la brigade financi?re mettent au jour le syst?me de racket du chef nationaliste bastiais, quelques t?moignages in?dits ? la t?l?vision, regroup?s dans trente minutes de bonus, rappellent que la pratique n’?tait qu’un secret de polichinelle. Un des chefs du FLNC, Alain Orsoni, raconte ainsi comment le Club M?diterran?e, qui, au d?part, ?tait « interdit aux Corses », est contraint de payer l’ »imp?t r?volutionnaire ». Le DVD propose aussi un diaporama des affiches du mouvement nationaliste. Ariane Chemin G?n?ration FLNC, de Gilles Perez et Samuel Lajus. (2 h 30.) 1 DVD, Arte vid?o. • ARTICLE PARU DANS L’EDITION DU 26.03

De AlHolg, le 26 mars 2004 ? 10:44 Note du film : 5/6 « On ne fonde rien sur la mort d’un homme. »

Remarquable documentaire sign? en 2002 par Gilles Perez et Samuel Lajus sur ce que l’on a l’habitude d’appeler le « Dossier Corse » ou le « Probl?me corse », et son acteur permanent, le Front de Lib?ration National Corse (F.L.N.C.). Depuis bient?t trente ans, nous sommes r?guli?rement interpell?s par les m?dias sur les multiples crises et op?rations violentes que conna?t, selon les opinions, le plus beau d?partement de France ou l’une des plus belles ?les du monde. Mais qui, parmi nous, pourrait r?ellement r?pondre aux questions suivantes : pourquoi et comment est n? le mouvement nationaliste corse ? Quels ?taient ses animateurs et quel projet ambitionnaient-ils ? Quelle est la r?f?rence qui a donn? son nom au F.L.N.C. ? Quelles ?taient les contradictions que d?veloppait, en son sein, le Front ? Pour cela, les deux auteurs de ce document unique ont men? un enqu?te de deux ans, rencontrant quatre-vingt personnes dont les fondateurs et cadres du F.L.N.C. et leurs adversaires politiques, judiciaires et policiers au cours de 130 heures d’entretien, compulsant 70 heures d’archives, dont notamment des in?dits de la Cour de s?ret? de l’Etat. Le r?sultat est passionnant pour qui s’int?resse au sujet et particuli?rement instructif pour tous. En retra?ant l’histoire du F.L.N.C., dans sa chronologie, le documentaire nous montre, en les expliquant, les efforts et les maladresses d’un pays pour apporter une solution ? une demande, ? la base totalement l?gitime, de protection d’un patrimoine social, culturel et ?conomique d’une r?gion singuli?re, y compris dans son histoire, de la nation fran?aise. Il dresse, en m?me temps, un ?tonnant, par sa perspective, portrait de la soci?t? fran?aise de la fin du XXe si?cle. G?n?ration FLNC est articul? en deux parties : 1973-1983 : les ann?es romantiques de l’?cologique « affaire des boues rouges » qui est le premier catalyseur d’un m?contentement populaire, l’?mergence de la figure d’Edmond Simeoni, fondateur de l’Action pour la Renaissance de la Corse, la cr?ation du Front le 5 mai 1976 et les premi?res actions spectaculaires (plasticage d’un Boeing 747 sur l’a?roport d’Ajaccio en septembre 1976, attaque de la base militaire de Solenzara en janvier 1978) jusqu’? la disparition de Guy Orsoni, le fr?re d’un des chefs du mouvement nationaliste. 1984-1999 : les ann?es de plomb caract?ris?e par la scission du mouvement, le d?but des assassinats de militants et une certaine d?rive mafieuse, p?riode qui s’ach?ve (provisoirement) avec le meurtre du pr?fet Erignac et l’accord de Fiumorbu qui scelle la r?unification du Front. Le film, qui alterne entretiens et archives, est intelligemment rythm? et on ne ressent aucune longueur que pourrait faire craindre un m?trage de plus de deux heures. La photographie de la partie entretien est une r?ussite : beaucoup de gros plans dans des ombres et lumi?res contrast?es qui nous font presque p?n?trer la psychologie des intervenants. La tonalit? est tour ? tour s?rieuse, dr?le, dramatique, anecdotique avec, en contrepoint, la diffusion d’archives qui interviennent comme des ?l?ments de narration ? part enti?re et non comme seule illustration. Avec cet efficace travail, nous avons tous les moyens d’?tre mieux inform?s sur l’une des pages, toujours en ?criture, de l’histoire de France et sur l’un des dossiers d’Etat les plus m?diatis?s et, paradoxalement, les moins connus de notre pays.

R?cit de trente ann?es de combats perdus, de haines et d’incompr?hensions.

 Une si longue plainte

Jusqu’aux ann?es 1960, la France s’?tendait de Dunkerque ? Bonifacio. Personne n’en doutait. La Corse fabriquait des empereurs, des figatelli et des douaniers. Les Corses, on racontait des blagues sur eux. Pas vraiment m?chantes. Les Corses eux-m?mes en riaient. Pour les Fran?ais, les Corses ?taient des enfants ? probl?mes. Ils trichaient aux ?lections et aux examens. Ils avaient la flemme de se baisser pour ramasser leurs ch?taignes, et ils prenaient le maquis sur un coup de t?te mais ils faisaient de bons fonctionnaires coloniaux. La Corse, comme le dira un jour Pompidou, c’?tait le soleil et la mer. Dans les journaux et ? la radio, on disait l’?le de Beaut? pour ne pas trop r?p?ter le mot Corse. Dans les chansons, c’?tait l’?le d’amour. La Corse ?tait une carte postale que la France avait rang?e dans un tiroir et qui jaunissait paisiblement. Et puis, stupeur !, la carte postale prend brusquement feu. La Corse entre en dissidence. Sur les murs d’Ajaccio et de Bastia comme sur les murets de pierres s?ches dans les villages perdus dans la montagne, on lit ? IFF. I Franchesi Fora ! Les Fran?ais dehors ! ?. L’?le d’amour devient une ?le de haine. On croit r?ver. C’est pourtant simple. Les Corses en avaient assez d’?tre des figurants folkloriques sur la sc?ne fran?aise. Une nouvelle g?n?ration de Corses veut entrer dans l’histoire. Les armes ? la main. C’est cette g?n?ration qui parle dans le film-document de Gilles Perez et de Samuel Lajus. ? G?n?ration FLNC ? retrace l’histoire tourment?e des fondateurs du Front. Deux ans d’enqu?te, cent trente heures d’entretiens, une centaine d’intervenants dont les visages en gros plan expriment leur v?rit? aussi bien que leurs mensonges et leurs doutes. Le film s’articule autour de nombreux t?moignages. C’est la voix perdue d’une g?n?ration sacrifi?e. Non pas la langue de bois ? laquelle nous ont habitu?s les nationalistes corses, mais une parole hach?e o? l’on entend, au-del? des proclamations, la fiert? et le remords, la fureur mal ?teinte et cette nostalgie de l’action qui est tout ce qui reste aux r?volutionnaires qui ne croient plus dans leur r?volution. L’histoire du nationalisme corse, chaotique et sanglante, va des illusions de la jeunesse aux luttes fratricides, ? la corruption, au d?senchantement et ? l’impasse. Une sombre saga. 1972. Des militants inconnus font sauter le navire de la soci?t? Montedison qui d?versait des d?chets toxiques sur les plages corses, des boues rouges. ? Je me suis senti veng?, dit Leo Battesti, qui deviendra un des chefs du FLNC . J’avais jusque-l? le sentiment que mon ?le ?tait devenue un d?potoir. ? Le nationalisme corse n’a pas pour origine la certitude que les Corses forment un peuple et ont droit ? une nation. La motivation profonde de la g?n?ration FLNC, c’est l’impression intol?rable d’une souillure. La Corse est une m?re malheureuse depuis la nuit des temps, toujours envahie, toujours viol?e, toujours salie. Une m?re qui crie vengeance. Qui crie ? ses fils de la venger. L’histoire corse est un interminable lamento. Le ? natio ? corse a une arme dans une main et un cahier de dol?ances dans l’autre. C’est un r?volutionnaire qui est toujours sur le point de faire la r?volution mais qui ne la fera jamais. M?me s’il plastique, m?me s’il tue. Il vit dans le simulacre. La gesticulation. Son arme, il la brandit comme on brandit en France une pancarte de revendications. C’est sa fa?on ? lui de revendiquer. Il sait au fond de lui que le Grand Soir qu’il appelle de ses vœux ne viendra jamais.

Fran?ois Caviglioli


Page 12 of 13« First...910111213